Le tour de la Grande Île – Hawaï
Aug. 8, 2010 No Comments Posted under: Texte et photos
Du sommet des volcans culminants à plus de 4 000 mètres au fin fond des eaux turquoises, en passant par les forêts humides, Hawaï est une véritable réserve de beautés. Plages de sable blanc, jaune, rouge, vert et noir… les éléments nous décoiffent dans tous les sens.
Terre de contraste
Après une dizaine d’heures de vol et trois quart d’heure d’avionnette, nous débarquons sur la plus grosse, la plus jeune et la plus à l’est des îles de l’archipel. Ankylosés, nous acquérons la voiture louée pour la modique somme de 35$ par jour et prenons la route en direction de Kona, à une quinzaine de kilomètres plus au sud. Dès les premiers kilomètres, le paysage brise nos appréhensions vis-à-vis ce territoire américain : aucune trace de gratte-ciels au bord d’une plage turquoise à l’horizon. À un kilomètre de la mer, la route s’étend tel un long ruban asphalté sur un terrain noir et parsemé d’arbustes.
Sans grand intérêt, la ville de Kona se résume à une rue principale bordée de boutiques, de cafés et de restaurants face à la mer. Après avoir fait des provisions dans un marché local, nous décidons d’assouvir notre soif de nature le plus rapidement possible, malgré la fatigue retentissante. En moins d’une heure de route, nous rejoignons le site « Capitain Cook » et nous y plantons notre tente pour la nuit. Nommé ainsi en l’honneur de ce navigateur, explorateur et cartographe britannique de la fin du 18e siècle, le site se trouve au niveau de la mer et s’étend sur une plage de sable blanc. Un court sentier pédestre de 6,5 km mène à un monument érigé en 1874 par des Anglais pour commémorer le capitaine, tué à cet endroit précis par des Hawaiiens!
Le lendemain, dès l’aube, l’envi de plonger dans cette eau limpide et turquoise m’assaille. La baie de Kealakekua laisse entrer une eau calme, parfaite pour le kayak et la baignade. Masque au visage et palmes aux pieds, je m’extasie de voir autant de poissons colorés s’affairer ici et là. Au tournant d’un récif, j’aperçois une immense tortue qui nage tranquillement au-dessus des coraux.
Notre matériel de plein air bien déjà tout éparpillé dans la voiture, nous reprenons la route le long de la côte ouest. Nous traversons d’abord une région de plantations de café et de macadamia (une noix plus riche et savoureuse que la noisette), puis arrêtons au parc national de Puuhonua o Honaunau, situé sur un plateau de lave dominant l’océan et bordé de cocotiers. Après une dégustation de café, de fruits et de noix locaux et biologiques, nous filons vers l’extrémité sud, pour un pique-nique sur la plage de sable noir de Punalu’u, où de grosses tortues viennent se reposer. Le paysage est dramatique : un vent puissant souffle et déchaîne les vagues qui frappent violemment les rochers sur lesquels nous sommes installés. Lourd de nuages, le ciel nous menace d’une pluie qui n’arrivera pas
This entry was posted on Sunday, August 8th, 2010 at 9:18 pm and is filed under Texte et photos. You can leave a comment and follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed.
